Historique

Années 1980 : une généreuse démarche individuelle

Cécile Pelous est modéliste chez Dior à Paris. En 1986, lors d’un premier séjour de 4 semaines en Inde entre deux collections,  Cécile rencontre Mère Teresa et découvre plusieurs programmes locaux d’aide à l’enfance et aux villages pauvres du Bengale. Elle est bouleversée par ceux qu’elle rencontre. Sa vie va désormais se partager entre la France et le monde indien. Elle investira beaucoup de son temps libre et de son énergie sur deux terrains très différents, en rassemblant des fonds en France d’une part et, d’autre part, lors de ses séjours au Bengale, en aidant à la réalisation des programmes (poulailler, dispensaire, etc.). Elle acquiert ainsi une expérience précieuse de l’action humanitaire directe.

En 1989, à Calcutta, le Père Laborde invite Cécile à aller aider Parijat Gosh, généreux professeur bengali qui a recueilli 26 enfants orphelins au Népal, dans la jungle du Teraï, partie sud du pays, à la frontière avec l’Inde. Touchée par la  détresse de ces enfants, Cécile se bat alors pour rassembler des fonds et  leur construire un foyer, dans la ville de Népalganj. Sous son impulsion, l’association locale Asha Ashram, « la maison de l’espoir », est créée.  Bina Malla en sera la présidente. Un cercle d’amis entoure ainsi Cécile, tant au Népal qu’en France, et elle peut commencer à réunir les conditions de l’épanouissement de ces enfants.

Années 1990 : naissance de l’association, développement du premier programme à Népalganj (Népal)

En 1992, une association de soutien est créée en France : Action Autonomie Avenir, dont le nom et les statuts correspondent au projet d’accompagner ces enfants jusqu’à leur autonomie. La construction du bâtiment accueillant les enfants orphelins prendra dix années : il a fallu d’abord assainir le terrain insalubre, marécageux et infesté de serpents, puis creuser un puits et enfin s’attaquer à la construction proprement dite.

En 1994, les autorités népalaises demandent à l’Asha Ashram d’accueillir 25 nouveaux enfants orphelins. Leur famille a disparu suite à une rupture de digue catastrophique en pleine nuit, à Sarlaï, à 650 km de Népalganj ! Certains enfants ont été abandonnés à la porte du foyer, d’autres confiés directement à Cécile (ainsi Sabina, qui aurait pu mourir dévorée par un fauve dans la jungle). Progressivement, la famille de l’Asha Ashram a fini par compter 79 frères et sœurs.

En 1997, Patrick Manac’h rejoint l’association : il en devient vice-président l’année suivante.

Années 2000 : recentrement des programmes à Kathmandou (Népal)

En 2001, les dix aînés de l’Asha Ashram, qui viennent de réussir à Népalganj leur « SLC » (School Level Certificate), équivalent français du brevet des collèges, partent pour la capitale du pays, Kathmandou, afin d’y poursuivre leurs études. Ils sont les premiers à quitter l’Asha Ashram. Désormais chaque année, les lauréats du SLC prennent le bus et déménagent à Kathmandou. La responsabilité de ces jeunes est alors confiée à un jeune professeur de mathématiques de 25 ans, Prem Bushal.

En 2003, 13 nouveaux enfants sont pris en charge à Kathmandou, avec le soutien privilégié d’une association allemande partenaire, créée par Ellen Dietrich. Nous commençons à proposer des bourses individuelles à des étudiants méritants, qui prendront bien plus tard le nom de bourses Gokul. En 2004, les deux premiers enfants initialement recueillis deviennent autonomes, puis, l’année suivante, une dizaine d’autres jeunes gens.

Années 2010 : nouveaux partenariats au Népal et au Maroc

En avril/mai  2015,  un séisme de grande magnitude frappe le Népal et le district de Sindhupalchowk où se trouve Melamchi, ce qui nous conduit à redéfinir notre stratégie et à renoncer en particulier à accueillir un programme lourd de suivi d’enfants dans la maison de Melamchi, devenue inhabitable. La maison sera sécurisée en 2016. Nous développons un partenariat de reconstruction d’écoles et de bourses avec KarmaFlights à Pokhara.

Au Maroc, nous commençons des campagnes d’aides ponctuelles. À partir de 2015, avec des associations locales de développement et d’autres partenaires, nous intervenons dans plusieurs villages du Haut-Atlas.